04 novembre 2013

MARDI DU DOC : "Les Munch, soudés à jamais" de Denis Robert

Séance dans le cadre du "mois du film documentaire Lorrain".

Dernier MARDI DU DOC (proposé par Les Yeux de l'Ouïe et la SAFIRE Lorraine) de la saison avec un film brulant d'actualité…

« Les Munch nous rappellent opportunément qu’un ouvrier qui résiste à l’injustice, au fatalisme et à la violence du monde préserve son âme, son identité et reste un homme digne et généreux. » Denis Robert 

 

"Les Munch, soudés à jamais"

Un film de Denis Robert

MARDI 12 NOVEMBRE

projection suivie d'une rencontre - débat avec le réalisateur

au C.I.L. • 20h30 • ENTRÉE LIBRE

9 rue Maréchal Ney / 54000 NANCY

Denis Robert, Munch, documentaire

Au début des années 80, des ouvriers métallurgistes lorrains, dont une majorité de soudeurs, ont tenu un siège de 48 mois dont 31 mois d’occupation, dans leur usine pour sauver leurs emplois chez Munch, à Hombourg-Haut, au cœur du Bassin houiller. Ce film raconte une histoire dans l’Histoire de la lutte ouvrière en Lorraine. Le combat d’un groupe d’hommes prêts à tout pour sauver leur emploi dans un bassin qui commençait à être touché par la désindustrialisation. C’était le début des années 80. La grève commence sous Giscard et les débuts du libéralisme économique et s’achève sous Mitterrand et la fin des espoirs pour une gauche autogestionnaire. Le film est surtout une aventure humaine qui redonne la parole à une poignée de résistants qui s’étaient absentés pendant 30 ans. Le film fait écho à cette autre bataille entamée à Florange autour des hauts fourneaux...

C’est en interrogeant le passé que l’on peut comprendre le présent et préparer l’avenir. Ce film est un travail de mémoire et d'introspection. Le combat des Munch est-il reproductible aujourd'hui ? Lutter comme ils l'ont fait en soutenant un siège de trente et un mois aide-t-il à vivre ? Denis Robert rencontre chacun des protagonistes de l’époque et les confronte avec leurs images du passé. L'un d'eux, Norbert Klein, avait filmé la lutte de l'intérieur. Manifs, confidences, assemblées ouvrières... Ce matériel est d’autant plus précieux qu’il est unique et nous montre qu'en trente ans les lignes ont bougé.

Le combat des Munch était peut être le dernier de cette classe ouvrière repérable, fière et solidaire. 


Une production Citizen Films

 

10 juin 2013

La Chine revient aux Mardis du doc !

Devant le succès de la précédente soirée, avec la diffusion de "La maison de M. Jiang" le 14 mai dernier, les Yeux de l'Ouie et la SAFIRE Lorraine ont décidé de poursuivre le fructueux partenariat avec IC-TV et de vous proposer un second documentaire chinois (et non pas un documentaire sur la Chine filmé par un occidental…) :

 

"Trois cordes pour deux conteurs"

Un film de ZHANG Wenqing - 52 mn

Mardi 18 juin 2013

20h30 à l'IECA - 10 rue Michel Ney - Nancy

Entrée libre


La projection sera suivie d'un débat avec Thomas Boutonnet, docteur en études chinoises, et Michel Noll, producteur du film.

Et la soirée commencera comme à l'accoutumée par un pot convivial dans le hall !

 

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1998. Cai Yinh Mu et son mari Gai Ming He sont conteurs. Ils se déplacent de vallée en vallée pour apporter les dernières nouvelles et les villageois viennent de très loin pour les entendre. Mais la tradition tend à se perdre, les spectacles se font de plus en plus rare et le couple doit chercher d’autres solutions pour gagner de quoi faire vivre la famille. He tient cependant à transmettre son art et à continuer à conter : il veut même s’acheter un nouveau trois cordes à 1500 yuans ! Les disputes sont homériques au sein du couple que l’on suit dans son quotidien musical, fait de péripéties au sein de paysages désertiques sublimes. On les retrouve dix ans après, le public continue à se faire rare mais nos conteurs adaptent avec malice leurs histoires aux réalités d’aujourd’hui. Un film attachant sur la lutte entre tradition et modernité, et qui dresse avec beaucoup d’humour le portrait d’une Chine en pleine évolution.


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Production : Solferino Images/China Screen en association avec Shaanxi TV


 

 

 

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Résumé détaillé du film : 10.CordQl.FichTechVfra.doc



 

05 juin 2013

LES YEUX LA NUIT : Nuit vidéo le 7 juin 2013

Les Yeux de l'Ouie vous convient à leur 10ème édition de la Nuit vidéo, manifestation qui rencontre un succès non démenti depuis la première soirée en 2004 ! Merci à tous les spectateurs passés et futurs qui nous accompagnent dans cette belle aventure !


Vendredi 7 juin 2013 à partir de 19h00

Maison Lillebonne

14 rue du Cheval blanc - Nancy


Pour cette 10° édition de la nuit vidéo avec la Maison Lillebonne, Les Yeux de l’Ouïe vous proposent une programmation en 10 salles pour découvrir 10 facettes de la création vidéo contemporaine nourrie par la diversité de son réseau.

 

Au programme, des images en mouvement présentées dans leur diversité de formes, des écritures singulières et collectives pour des essais vidéo et des documentaires de création, des échanges et affinités de longue date...

 

Avec la participation de réseaux tels Bandits-mages, du collectif Images en transit, la présence de la jeune création avec les écoles supérieures d’art de Lorraine et du Grand- Est, la participation amicale du Frac Lorraine, des propositions revendiquées par Les Yeux de l’ouïe avec l’atelier En quête d’autres regards, Maison d’arrêt Paris La santé et le réseau transfrontalier D’konschtkescht avec le Festival réunissant des artistes de la grande région, une sélection de plateformes webTV complétée d’une unité mobile participative...

 

La soirée débutera dès 19 heures par un apéro-vidéo et se poursuivra jusqu’à l’aube, avec 10 points de projections ponctuées de rencontres avec les artistes et programmateurs présents et d’une performance musicale.

 

Et bien sûr tout au long de la nuit, un espace de convivialité avec bar, restauration et musique, avec la sympathique équipe de la Maison Lillebonne.


 

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PROGRAMME LES YEUX, LA NUIT

 

Salle 1

Échelle 1

« Wicked Game » de Violaine Higelin (12'58 en boucle, muet, 2012, ÉSAL Metz)

 Érotisation divine, détournement et recyclage... Le kitsch nʼobéit à aucune règle et laisse ici place aux fantasmes. Cette vidéo interroge le désir et les notions dʼAmour, de Plaisir et de Beauté incarnées par la déesse Aphrodite. Cʼest aussi un engagement sur les questions dʼidentités genrées et sexuelles ; une revalorisation de la culture lesbienne.

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« Cage » de Louis Picard (4'20 '', son, 2013 ÉSAL Metz)

L’homme se crée ses propres problèmes et lutte contre l’enfermement qu’il s’inflige. Dérision et absurdité d’un désir violent d’évasion.

 

 « Wriggle » de Se-Won Hwang et Sung Lim Choi (7’54’’ / 2013 / ENSA Nancy)

 Wriggle exprime la relation des humains par le fil rouge, symbole qui relie l’un et l’autre. Dans cette vidéo deux corps différents cherchent la liberté en situation d’enfermement

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Salle 2

Du texte à l’image

 « TRA » d’Émilie Saccoccio (en présence de l’auteur)

 (durée 21’ / 2012/ ÉSAL Épinal)

 Je m’intéresse au moment où l’homme choisit ou se voit contraint de quitter « sa terre », la terre à laquelle il a le sentiment d’appartenir. Je filme ainsi ces personnes et inscrit sur leur portrait, leur visage leurs mots. Ce sur-titrage vient alors donner toute son importance à un témoignage et lui donne une dimension narrative. Dans le même temps on peut entendre la personne interviewée raconter avec ses mots, ses hésitations ( non présentes dans les mots écrits) son histoire. Le très léger décalage entre les deux fait ressortir la poésie de l'accent de chacun. Ensuite vient le temps de la photographie. J'ai photographié chaque personne à la chambre photographique, leur demandant de poser avec un objet de leur vie d'avant. On sent une temporalité différente, le regard est plus fort, cela vient nourrir la vidéo et inversement.

 Interviewés : Haleh ZAhedi, Umi, Giuseppe Saccoccio, Soah Sun.

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« LA CONVERSATION » de Shan Gao

 durée 3’42’’/2012/ENSA Nancy)

Une vidéo de la conversation entre mon père et moi. J’ai utilisé un courrier que mon père m’avait écrit comme le sous titre, et ma réponse est ce que je filme, l’usine de mon père, un atelier qui fonctionne sans cesse. C’est-à-dire mon regard fait partie de notre communication. À mon avis, le silence est la seule solution qui peut explorer les possibilités d’un accord entre deux générations en Chine.

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« THE TRUTH ABOUT THE YEAR 2000 » de Maxime Le Moing

(durée 25’/ 2013 / ÉSAL Metz)

 L’an 2000 sonnera dans quelques heures, Harry le fêtera tranquillement avec sa femme Wendy. Mais c’est sans compter sur l’arrivée d’un bug informatique dont les conséquences semblent dépasser les lois de la logique.

 Composé uniquement de plans aériens de villes américaines, ce film de found footage éloigne sa géographie en remplaçant ses acteurs par des buildings à l'accent douteux. L'aura cinématographique française se faufile dans ce continent colossal pour composer un blockbuster qui tente tant bien que mal d'égaler ses collègues hollywoodiens.

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 avec: Hadrien Deveaux, Mickael Kummer, Christine Decruppe, Lukas Pion, Julien Le Moing, Thomas Brun, Myra Elmir, David Carvalho Soares, Monika Gabriela Dorniak, Raphaelle Cazelle, Luc Schaefer.

 

Salle 3 (petit théätre)

Carte blanche à BANDITS-MAGES

 (en présence de Caroline Delaporte)

 Depuis sa création en 1991 par la volonté d'un groupe d'étudiants des Beaux-Arts de Bourges, BANDITS-MAGES organise un Festival, origine et coeur de l'association. Elle devient en même temps un organe de soutien de la création et de la recherche dans le domaine de l'image en mouvement et des arts médiatiques

http://www.bandits-mages.com

« POLOGNE » de Caroline Delaporte (en présence de l’auteur)

 (durée 21’/super8 numérisé/ 2007)

 Pologne est un film musical même quand la musique a cessé. Le spectateur accompagne un regard chargé de mémoire, celui d’une violoniste de retour au pays, qui verrait dans Cracovie aujourd’hui toutes les strates de son enfance et serait suivi dans sa promenade par un personnage rieur, contrepoint de sa gravité et de sa grâce.
Il y aurait donc la Pologne aux grandes herbes, lumières sourdes, soirs poudreux, la musicienne qui en serait la presque allégorie, et l’étrangère qui la découvrirait. Tout serait plus dense que ce que nous avons fixé de suranné sous le nom d’est, dont la caractéristique principale est que les gens y apparaissent avant les objets, les corps avant les mots.

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Avec le concours du ministère de la culture (allocation de recherche CNAP) , du SACRE Film flamme, du Conseil Général des Bouches du Rhone (aide à la diffusion)

 

« Reconstitution filmique d’un cours humaniste du XVIème siècle » de David Legrand (durée /2011) 

 Reconstitution filmique d’un cours humaniste du XVIème siècle à partir de ses représentations dans les images peintes et gravées de l’époque et des écrits pédagogiques d’artistes ou de penseurs, très florissant à cette période de réforme et d’émancipation de l’individu. Tel que le guide du penseur de Nicolas de Cues (1462), l’Instruction sur la manière de mesurer (1525) d’Albrecht Dürer, les ouvrages sur l’éducation d’Erasme (1511) ou encore son fameux éloge de la folie (1509), à qui il donna la parole pour enseigner sa propre raison. De là surviendra l’événement pédagogique : un âne avec la voix de Jean-luc Godard donne un cours inédit.

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 avec David Legrand, Philippe Zunino, Michel Baggi, André Breynaert, Gilles Durand Pierre-Charles Bilien, Pauline Jacquelin, Glen Loarer, Akli Merzouki, Ernesto Sartori, Benjamin Thomas et avec la participation du groupe de recherche "A propos d’une nouvelle école"Ecole supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole. Ecrit et dirigé par David Legrand - Châteauroux-Underground Production

 

« STILL MOVIE » de Txema Novelo (durée 25’ / 2013)

Divisé en 5 chapitres chronologiques (chacun développant une esthétique et un format autonomes). STILL MOVIE est basé sur l'idée gnostique que l'être humain est divin par nature, mais est divisé par l'illusion du «monde». Ce postulat est récurrent dans le travail de l'artiste, qui le résume par lui-même par le dilemme "Joy Division / Sad Divine". La division en chapitres de STILL MOVIE se met au service de cette conception, considérant ces cinq chapitres comme un ensemble articulé et le film entier comme un chemin vers la divinité.

STILL a été filmé durant trois années dans les villes de Mexico, Oaxaca, Los Angeles, Berlin et Weimar, avec le soutien de "The Mexico California Biennale 2010", "Halle 14 Institution" à Leipzig, La Galerie ACC à Weimar et Bandits-Mages à Bourges.

 

Salle 4

D'konschtkëscht

 D'Konschtkëscht (boîte à image en luxembourgeois) est un réseau transfrontalier d'art vidéo dans la Grande Région. Chaque mois une vidéo est présentée sur le site et diffusée dans des lieux publics au Luxembourg, en Lorraine, en Sarre et Rhénanie-Palatinat.Le projet comporte aussi un festival annuel et des workshops pour le grand public.

http://www.konschtkescht.eu/index.php/fr/festival

 

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la sélection Grande Région du festival D'konschtkëscht :

''Forum Possession'' d'Olivier Bosson, ''Mécaniques Camaraderies'' de Pauline de Chalendar,''Checking'' de Robert Frankle, ''Research in Space (Variation 4)'' de Fabio Godinho, ''Ce que voit le Nain'' de Guido'lu, ''Bad Artist'' de Ruth Hutter, ''Colojection'' de Anne-Catherin Kolher, ''Breakadventure'' d'Igor Krasik, ''Life Fragments'' de Vitùc, ''La Recherche de la Vérité par la Critique de Documents'' de Fabien Rennet,''Terre et Cendres'' de Clément Richem, ''Hurdy Gurdy'' de Daniel Seideneder

 

Salle 5

Multiprises

 Quand la télévision devient un instrument pour petit groupe plutôt qu’une expérience passive de masse

 (en présence d’étudiants de l’ÉSAL Metz/Épinal, interventions d’Hadrien Deveaux et Lou Reichling)

 

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Installation-laboratoire qui présente le terreau et les sources d’un atelier initié par la galerie du cartable, l’association Bandits-Mages et l’École Supérieure d’Art de Metz-Épinal. Libre à chacun de s’approprier le médium télévisuel et de le transformer en expérience de création collective.

-Sélection de télévisions alternatives pionnières, vidéastes et collectifs d’artistes qui plantent le décor de nos intentions

-Essais et autres prototypes qui marquent la naissance de notre webTV  et annoncent son développement avec les étudiants de l’Ésal fin juin

-Expériences participatives d’improvisation filmique dans un « Cabinet d’humeur cinématographique »

https://vimeo.com/64297210

 

Salle 6 ( Galerie Lillebonne)

Carte blanche au FRAC Lorraine

« November » de Hito Steyerl

(durée : 25’/ 2004 / collection FRAC Lorraine /acquisition 2010)

Hito Steyerl, artiste mais aussi réalisatrice et théoricienne allemande, mêle dans ses films des questionnements politiques en lien tant avec l’immigration et la globalisation qu’avec le féminisme et l’histoire. Ces sujets s’entremêlent et prennent alors la forme de documentaires teintés de fiction, à moins que la fiction ne soit elle-même devenue documentaire.

 

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Chanson pop entraînante, musique asiatique traditionnelle ou air de western. Voix off de l’artiste, bruit d’hélicoptère ou de foule qui manifeste, la bande son de November d’Hito Steyerl s’avère être le reflet partiel de la construction formelle et conceptuelle du film. Le montage intercale images d’archives historiques et personnelles, extraits de films et sons d’influences diverses. Les narrations se juxtaposent et les mots interfèrent avec les images. Hito Steyerl nous raconte l’histoire d’Andrea Wolf, aussi nommée Ronahi, son amie d’enfance engagée dans la résistance kurde face à l’état turc et morte en 1998 pour la cause qu’elle défendait. Elle est devenue postmortem le symbole d’une résistance et d’un engagement total, le visage d’une martyre tuée par l’oppression. Son portrait, devenu image d’Épinal pour les kurdes, est diffusé sur des affiches et brandi sur des pancartes de manifestation.

 Cette vidéo est présentée en avant première de l’exposition « Bad girls » du 13 juillet au 20 octobre au FRAC Lorraine

 www.fraclorraine.org/

 

Cour 1

« Would you dance with an Israeli soldier? » d’Arnaud Matteï

 Installation vidéo Format  4/3, Sonore, Couleur / 2013

Après l’expérience d’un voyage en Israël, me retrouvant à fêter Shabbat au sein d'un groupe de jeunes soldats israéliens en uniforme et armés, à danser, à chanter avec eux, je souhaite poser les mêmes questionnements que j'ai pu éprouver, qui m'ont traversé à cet instant où je fus invité à rejoindre leur ronde.

 À travers le dispositif d'une installation vidéo, je mets en scène et questionne notre rapport à l’uniforme et à l’idéologie politique qu’il symbolise. J'interroge le spectateur sur sa perception du territoire et l'invite à investir le même espace restreint que celui d'un soldat israélien, à partager une promiscuité avec lui dans l’acte même de danser, l'acte de franchir une frontière au sol pour y pénétrer ou en sortir, en déborder librement. La danse deviendrait-elle alors ici un acte politique ?

 

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« Parcours » de Paul Hommage

installation vidéo / 4’40’’/ 2013 / ENSA Nancy)

Cette vidéo s'articule à la manière de trois contes représentant trois espaces différents de la ville qui amènent la notion de parcours. L'installation produite en dessin agit comme un liant de plusieurs manières. D'une part dans la perception de la narration puisqu'elle inscrit les espaces représentés, au sein d'un même support, celui de la feuille. D'autre part de manière plastique, induisant une réflexion et un dialogue entre image fixe et image animée. Le son s'avère également être primordial à cette installation, il amène progressivement l'idée d'une structure sonore vouée à disparaître, laissant de cette manière au spectateur la possibilité de créer sa propre compréhension de la pièce. Ainsi le narrateur dit au départ il y a trois histoires possibles. Il s'agit ici non pas de celles des trois espaces, mais plutôt celle de la pièce, celle que je raconte et celle du spectateur.

 

Salle 7

 L’atelier en quête d’autres regards / Les Yeux de l’Ouïe

 (en présence d’Anne Toussaint)

 Depuis 1998, l'association Les Yeux de l'Ouïe propose un atelier permanent à la Maison d'Arrêt Paris-La-Santé. A raison de 4 jours par semaine, dans une souci de mise en relation du dedans et du dehors, cinéastes et personnes détenues réalisent des films de création, des magazines pour le canal intérieur de la prison, des programmations de films et des rencontres avec des cinéastes.

www.latelierdesyeuxdelouie.com/

 

Si Seulement ...

Depuis la prison, le monde se ressent et s'éprouve. L'atelier cinéma de la prison Paris-la-Santé propose un questionnement sur nos enfermements au travers d'une série de courts-métrages, mise en forme de regards sensibles inspirés par des œuvres cinématographiques choisies.

- Tant d'Arrêts

de Baker, Djibril, çakir, Romain, Anne Toussaint, Kamel Regaya, inspiré du film “ Permanent vacation ” de Jim Jarmush. Prod Les Yeux de l'Ouïe - 15'32 - 2009

 

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- Disjonction

 de Djibril, Romain, Ulrich, Anne Toussaint, Kamel Regaya, inspiré du film " L'argent ” de Robert Bresson. Prod Les Yeux de l'Ouïe - 16'05 - 2009

 

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- Désillusions

de Abdelkader, Baker, Djibril, Farouk, Jean Gérard, Khalid, Anne Toussaint, Kamel Regaya, inspiré du film “ Its a free world ” de Ken Loach. Prod Les Yeux de l'Ouïe - 15'17 – 2009

 

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- Chronique d'une image

 de Abd El Basset, Baker, Dominique, inspiré du film Chronique d'un été de Jean Rouch. Prod Les Yeux de l'Ouïe - 12'09 – 2010

 

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Cour 2

 Grand amour

 (en présence des étudiants, d’Anne Toussaint et Joël Defranoux)

 Programme de l’ÉSAL Épinal (étudiants du studio vidéo 2ème année)

réalisé pour la Nuit du Grand Amour mise en scène par Julia Vidit Cie en partenariat avec Scènes Vosges.

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Transport amoureux

Huit évocations sensibles d'une question restée sans réponse...

« Mécanismes amoureux » de Virginie Stef : 1'15

« Le grand Amour » de Margot Hackel : 2'15

« S.I.R » de Loïc Martin : 1'35

« Amour anthropophage » de Elina Shared : 1'25

« L'attente » de Elena Spurrier : 45''

 « Amour Lunatique » de Elena Spurrier : 2'

 « Pierre et Virginie » de Chloé Begey : 3'55

 

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Le restaurant, les vacances, la soirée

 « Eclosion » de Alicia Grange : 1'45

 « Les métaphysiques du bistrot » de Alice Andréo : 2'10

 « Le fantasme du grand amour » de Alice Andréo : 1'15

 

« La caravane du grand amour »

 Durant une semaine, Ambre  Lavandier, Juliette Gellee, Pierre Dominguez, étudiants en DNAT2 à l'Esal-Epinal ont sillonné les marchés Vosgiens à bord de "la caravane du Grand Amour” aménagée en studio pour récolter des paroles singulières sur une évocation du Grand Amour.

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Salle 8

L’œil d’Oodaaq

 (en présence d’Isabelle Henrion)

L'Oeil d'Oodaap est une assocation rennaise qui s'intéresse à l'art vidéo et à toutes les formes d'images qui nous entourent quotidiennement. Tous les ans, elle organise son Festival Oodaaq, qui permet au public de découvrir, pendant 10 jours, des expositions, des projections d'art vidéo, des performances et des conférences. A l’issue de cette manifestation, L’Œil d’Oodaaq édite un DVD qui permet de redécouvrir certaines œuvres présentées pendant le Festival Oodaaq. Des vidéos flirtant avec la forme du documentaire ou détournant les codes de la télévision, des films d’animation, des enregistrements de performances, des paysages venus d’ailleurs, des vidéos mettant à nu les procédés mêmes de fabrication de l’image ; une sélection hétéroclite qui reflète la diversité de points de vue qui s’offrent aux explorateurs de l’île d’Oodaaq.

http://www.loeildoodaaq.fr/

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Sélection du festival Oodaaq 2013

 Duquet Thomas - Never burning story - 15'15 - 2011 -

 Hattler, Max - Shift - 3'00 - 2012

 Duque  Juan - Temporary view - 2'11 - 2011

 Bubenzer Frank - Luftnummer bonfortionos - 11'20-2011

 Ayme Giney - Pour Cesare VANNINI - 2'35 - 2011

 Lejault François - Roue - 6'14 - 2008

 Mandon Thierry - Tableau vivant - 2'30 - 2007-2008

 Pluvinage, Justine - Tourette et péroné - 3'24 - 2012

 Godinho Fabio - Research in Space (Variation 4) - 3'46 - 2012

 Groenhart Viola - Inland - 6'16 - 2007 -

 Donis Sylvia - Vie, mort et retour - 2'53 - 2012

 

Salle 9

 IMAGES EN TRANSIT (en présence des réalisateurs)

 le Collectif International Images-en-Transit :

 Catherine Egloffe (France) Lingjie Wang (Chine) Jingfang Hao (Chine) Andreea Palade Flondor (Roumanie) Serge Désiré Ouedraogo (Burkina Faso) Bouna Chérif Fofana (Mali)

http://www.images-en-transit.org

 Le collectif a réalisé un court métrage « Ouvrières ? », puis un long métrage « Travailleuses... ».

 Projection du long métrage à 20H30 et 22h30

Des travailleuses du textile parlent de la représentation de leur travail pendant que six artistes et réalisatteurs dans cinq pays les regardent. Qui sont-elles ? Pourquoi font-elles ce métier ?

 Ce qui importe d’abord c’est la manière dont chacune se voit, se pense. Les femmes parlent de leurs désirs, de leur besoin d’indépendance, pour le reste, elles décrivent leur vie au travail, les difficultés, la dureté, la nécessité de travailler, les envies, les regrets... Souvent, elles se ressemblent, par leurs gestes attachés aux machines, mais aussi par leur histoire, le besoin d’argent, certaines ont peur, d’autres se rebiffent, refusent.

 Ce qui importe aussi c’est la manière dont chacun des filmeurs voit ces femmes au travail.

 Les croisements des regards se font au gré des images et des paroles, sans autre guide que le jeu du loin et du proche, dans l’espace recomposé des usines et de ateliers, du rapport des corps aux machines, au travail.


« Ouvrières ? » (durée 10’51’’ / 2012)

 Le court métrage traverse 3 continents par les réalisateurs et les femmes rencontrées. Quatre ouvrières de l'industrie textile parlent de leur travail et d'elles-mêmes, de leurs peurs, leurs désirs, leurs refus. On les regarde autant qu'autant les écoute, au cœur même du processus de travail.

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 « Travailleuses » (durée 71’ / 2013)

 Un questionnement se met à l’œuvre dans le processus même des images et des paroles. Où sont les travailleuses aujourd'hui, qui sont-elles ? On cherche au-delà de ce qu'on sait déjà, avec le secret désir de rencontrer simplement des individus aux prises avec le travail. On prend le temps, de voir, d'écouter, d'aller au delà de l'instant de l'image et du mot. Le film croise les regards, celui des femmes chinoises, roumaines, françaises, burkinabe et maliennes, jeunes ou âgées, et celui des réalisateurs, cherchant dans les usines et les ateliers de leur pays. On déambule dans une usine monde, en compagnie des travailleuses, qui peinent, vivent, se révoltent là où on ne s'y attend pas. Quelque chose bouge dans nos représentations des femmes et du travail.

 

Salle 10

Collectivités

 "Collectivités" de Pauline de Chalendar et Arthur Debert

 Installation multimedia, 2013

Le paysage est une révolution. En renouvellement perpétuel, il semble s'élever sans cesse, puis chuter pour renaître à nouveau. Nous sommes partis d'observations simples de notre environnement, dans la grande Région, en Lorraine, où se mêlent des structures récentes, un passé industriel encore visible et de nouveaux flux de circulation.

 

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À partir de ce constat nous avons choisi de réaliser un paysage avec du charbon de bois, un matériau témoin de l'histoire du territoire et qui de par sa nature façonnable présente une grande richesse plastique. Il s'agit de recréer par le volume et la couleur le sentiment d'un espace plus universel qui n'est pas soumis aux mêmes lois. C'est un paysage-extrait, la miniature cyclique et inlassable d'une planète où la lumière d'une journée vient réveiller un territoire figé.

http://arthurdebert.wix.com/worknotwork

 

 

 

 

15 mai 2013

Apéro documentaire à la Douëra le 29 mai

 

Prochain Apéro documentaire de la Douëra

Mercredi 29 mai à 19h00

2 rue du Lion d'Or - Malzéville

Entrée libre


FRAGMENTS D'UNE RENCONTRE

 

film en cours de réalisation proposé par Anne Toussaint

 

Production Les Yeux de l’Ouïe

 

 

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Durant une année, des étudiants en sciences politiques sont venus chaque semaine à la prison de Paris-La-Santé travailler avec le groupe de l'atelier “En quête d'autres regards”.

 

Ensemble ils ont regardé des images et éprouvé l'acte de filmer;

 

Au delà d'une réflexion sur les institutions, l’exercice du regard mené ensemble dévoile une part de chacun et ouvre peut-être à la rencontre de l’autre.

 

Nous proposons de mettre en discussion avec les spectateurs trois fragments de cette rencontre.

 

-       Rue saint Denis: Akim, prisonnier, demande à Antoine, étudiant, d'aller filmer la rue St Denis

 

-       Ébullition: Khalid, prisonnier, filme de l'eau qui bout. Une discussion s'ensuit avec Antoine sur le sens du temps de la peine.

 

-       Suspendu: Saïd prisonnier réalise un court métrage sur le temps. Alexandra, étudiante, découvre les images de Saïd et s'interroge avec lui sur le film qu'il veut réaliser.

 

 

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Anne Toussaint, vidéaste mène au sein de l’association Les Yeux de l’Ouïe, un travail sur l'image avec des personnes détenues depuis une quinzaine d'années.

 

“ La prison est le lieu du regard à sens unique. Le regard appartient à celui qui a le pouvoir, l'autorité. Lorsque la caméra est tenu par un prisonnier, le processus s'inverse. Celui qui est regardé devient alors regardeur. C'est le sens de ma démarche: s'autoriser à réaliser ses propres images, investir l'espace subjectif du cinéma,  et se risquer à montrer une image singulière que seul celui qui la fabrique voit les yeux fermés. ”