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04 novembre 2013

MARDI DU DOC : "Les Munch, soudés à jamais" de Denis Robert

Séance dans le cadre du "mois du film documentaire Lorrain".

Dernier MARDI DU DOC (proposé par Les Yeux de l'Ouïe et la SAFIRE Lorraine) de la saison avec un film brulant d'actualité…

« Les Munch nous rappellent opportunément qu’un ouvrier qui résiste à l’injustice, au fatalisme et à la violence du monde préserve son âme, son identité et reste un homme digne et généreux. » Denis Robert 

 

"Les Munch, soudés à jamais"

Un film de Denis Robert

MARDI 12 NOVEMBRE

projection suivie d'une rencontre - débat avec le réalisateur

au C.I.L. • 20h30 • ENTRÉE LIBRE

9 rue Maréchal Ney / 54000 NANCY

Denis Robert, Munch, documentaire

Au début des années 80, des ouvriers métallurgistes lorrains, dont une majorité de soudeurs, ont tenu un siège de 48 mois dont 31 mois d’occupation, dans leur usine pour sauver leurs emplois chez Munch, à Hombourg-Haut, au cœur du Bassin houiller. Ce film raconte une histoire dans l’Histoire de la lutte ouvrière en Lorraine. Le combat d’un groupe d’hommes prêts à tout pour sauver leur emploi dans un bassin qui commençait à être touché par la désindustrialisation. C’était le début des années 80. La grève commence sous Giscard et les débuts du libéralisme économique et s’achève sous Mitterrand et la fin des espoirs pour une gauche autogestionnaire. Le film est surtout une aventure humaine qui redonne la parole à une poignée de résistants qui s’étaient absentés pendant 30 ans. Le film fait écho à cette autre bataille entamée à Florange autour des hauts fourneaux...

C’est en interrogeant le passé que l’on peut comprendre le présent et préparer l’avenir. Ce film est un travail de mémoire et d'introspection. Le combat des Munch est-il reproductible aujourd'hui ? Lutter comme ils l'ont fait en soutenant un siège de trente et un mois aide-t-il à vivre ? Denis Robert rencontre chacun des protagonistes de l’époque et les confronte avec leurs images du passé. L'un d'eux, Norbert Klein, avait filmé la lutte de l'intérieur. Manifs, confidences, assemblées ouvrières... Ce matériel est d’autant plus précieux qu’il est unique et nous montre qu'en trente ans les lignes ont bougé.

Le combat des Munch était peut être le dernier de cette classe ouvrière repérable, fière et solidaire. 


Une production Citizen Films

 

06 octobre 2011

La maison de Jean le 8 novembre

Après le succès de la projection consacrée à Claudio Pazienza

- plus de 100 personnes et un passionnant débat -

 

Retrouvez les Mardis du doc dès le 8 novembre avec la diffusion de

 

La Maison de Jean

un fim de Valérie Garel - 57 mn - 2009 - France

une production Sedna films

PROJET~1.JPG

mardi 8 novembre 2011 à 20h30

IECA - rue Michel Ney - Nancy

entrée libre

"Je déambule à travers la propriété familale en Ardèche, où cinq générations se sont succédées à la tête de moulinages, usines textiles qui fabriquaient la soie. C'est l'hiver. Le lierre s'enroule autour des fenêtres béantes. Le constat de délabrement avancé des bâtiments est cruel. J'évoque la vie de mon père, dernier patron du lieu, nos relations houleuses, et cela dès le jour de ma naissance ! Je me promène maintenant dans sa maison. Chaque pièce respire encore sa présence et témoigne de son goût pour les agencements insolites. Au fil de la narration, le portrait de mon père se dessine et se révèle être le dernier". VG

>>> Extrait du film ici :

http://www.film-documentaire.fr/La_Maison_Jean.html,film,...

>>> Critique ici :

http://www.kritiks.org/articles/cinéma/la-maison-de-jean

 

 

27 septembre 2011

Tout savoir ou presque sur Claudio Pazienza

Pour le prochain Mardi du doc

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Mardi 4 octobre à 20h30 à l'IECA: Exercices de disparition

nous recevrons pour la 5ème fois Claudio Pazienza, ce qui témoigne de l'intérêt que nous portons à ce réalisateur iconoclaste ! C'est donc peut-être le moment de vous proposer un petit "dossier" où vous pourrez puiser l'envie de venir découvrir son travail ou prolonger le plaisir que vous aura procuré la projection.

Claudio Pazienza filme en faisant des expériences, des rencontres, en convoquant des questionnements venus d'une enfance qui ne s'est jamais totalement éloignée, il tente d'organiser le chaos du monde en feignant de s'interroger sur le comment et pourquoi des choses. Il nous livre ainsi des films en trompe l'oeil, sous forme de pérégrinations poético-philosophiques jubilatoires.

Mais laissons-le plutôt parler lui-même, avec quelques citations extraites des passionnants débats auxquels il s'est déjà livré avec le public nancéien.

"Faire du documentaire pour moi n'est pas trouver un réceptacle visuel à des certitudes. C'est plutôt l'idée de partager des questions, de commencer une quête où chaque rencontre redirige la quête elle-même et réinjecte du désir".

A propos de la voix off : "Le "tu" est un "je" plus contagieux".

"Toute rencontre nous transforme, qu'on le veuille ou non."

"En tant que documentariste, la réalité ne m'intéresse pas. Je suis en guerre contre le documentaire naturaliste, qui appauvrit la perception du réel, qui nous inflige l'idée qu'il faut subir le monde. Le réel ne se limite pas au perceptible, il faut réinjecter autre chose, inventer autre chose."

 

Le site de Claudio Pazienza : http://www.claudiopazienza.com

 

Le cinéaste parle de son dernier film :

>>> Entretien au Cinéma du réelhttp://blog.cinemadureel.org/2011/03/30/journal-du-reel-6...

 

Une sélection d''excellents articles sur Claudio Pazienza :

>>> "Paysage avec cinéaste" de Frédéric Sabouraud :

http://www.claudiopazienza.com/archives/centre_pompidou.pdf

>>> "Désir de film" : http://www.filmsenbretagne.com dans Publications

>>> "Je filme, film je" : un article passionnant où le travail de Claudio Pazienza est remis en perspective entre Nanni Moretti, Chaplin et Naomi Kawase ! les cinéastes qui sont à la fois devant et derrière la caméra, pour des films qui se situent à la frontière entre le documentaire et la fiction  http://critikat.com/je-filme-filme-je.html

>>> un article dans POSITIF :

http://www.claudiopazienza.com/archives/200703_POSITIF.pdf

 

>>> Claudio Pazienza ou le plaisir de la pensée et du cinéma :

http://politique.eu.org/spip.php?article1278

 

Filmographie (résumé) :

Exercices de disparition 2011

Archipels nitrate 2009

Scènes de chasse au sanglier 2008

L'argent raconté aux enfants et à leurs parents 2002

Esprit de bière 2000

Panamarenko, portrait en son absence 1997

Tableau avec chutes 1996

Sotto voce 1993

 

12 avril 2010

Vous avez dit bizarre ?

Pour ceux à qui le nom de Régis Jauffret n'évoque rien de très précis et qui n'auraient pas lu ses livres, peut-être se souviennent-ils par contre de cette étonnante publicité pleine page parue dans Libération en 1985 : "N'attendez pas que Régis Jauffret soit mort pour le lire"… ? Cette provocation jubilatoire ressemble bien à cet écrivain atypique, L'Ange du bizarre ainsi qu'il nous est présenté dans le film de Dominique Brard qui fait l'objet de notre prochain Mardi du doc.

Ange du bizarre 3.JPG

L'Ange du bizarre

de Dominique Brard

45 mn / 2005 / France

Projection en présence de la réalisatrice

 

Mardi 18 mai à 20h30

IECA - 10 rue Michel Ney - Nancy

Entrée libre

"Régis Jauffret raconte des histoires, qui sont des contretemps, des accidents bizarres, inscrites en éclats à l'intérieur d'une existence ou d'une société qui fait violence par son silence. Ses livres sont des lieux de batailles. (…) J'avais envie de donner l'impression au spectateur d'entrer dans un livre ouvert (…) et de créer une relation entre le dehors et le dedans de la scène imaginaire. Dehors, dans la ville, nous sommes avec l'écrivain et dans son univers. Dedans, au théâtre, nous sommes avec l'homme, plongé dans un colloque intime avec une partie de lui-même et sous le regard bienveilant de la jeune comédienne Amandine Pudlovska. Avec elle, il interroge ses personnages et les liens qu'il a entretenus avec eux." Dominique Brard

Ange du bizarre 2.jpg

Ce film nous propose un portrait non conventionnel de Régis Jauffret, lui même grand explorateur des tréfonds de l'âme humaine. L'oeuvre de Régis Jauffret, récompensée par de nombreux prix littéraires, définit un univers à la fois glauque et tragicomique, et revèle un auteur cruel mais juste, tendre et désespéré.

Troisème volet de notre cycle consacré aux portraits d'écrivains, après Le Clézio vu par François Caillat, et Ecrire de Benôit Jacquot sur Marguerite Duras, le film de Dominique Brard nous permet d'aborder pour la première fois aux Mardis du doc le genre qu'on appelle "fiction documentaire" et nul doute que cela nous promette un débat riche et foisonnant !

La quatrième et dernière séance dédiées aux portraits d'écrivains aura lieu le mardi 16 novembre, avec la diffusion du magnifique "Le cas Lovecraft" de Pierre Trividic et Patrick Mario Bernard, en présence des réalisateurs.